Saviez-vous que le terme « économie circulaire » est utilisé depuis les années 1950 ? C’est à cette époque que l’accès généralisé à du pétrole bon marché dans le monde entier a permis de réduire les coûts de transport et de production d’autres produits de base. Il est alors devenu plus facile et moins coûteux de fabriquer et de transporter de nouveaux produits, plutôt que de réutiliser ou de recycler.
Avant les années 1950, l’usage, attesté par les historiens et les archéologues, était toujours de recycler, de réutiliser ou de réparer. Le remplacement pur et simple était souvent difficile, dangereux ou coûteux. En réalité, les habitudes de mise au rebut adoptées au cours des 70 dernières années constituent plutôt une anomalie qu’une norme au regard de l’histoire.
Aujourd’hui, et pour de multiples raisons, le concept d’économie circulaire est de nouveau en vogue. Entreprises et gouvernements mettent en avant leur engagement dans cette voie, que ce soit pour des raisons environnementales, financières ou politiques. Mais une approche circulaire implique la mise en place d’un business model totalement repensé, de stratégies innovantes, de nouveaux outils et l’adoption de nouvelles « bonnes pratiques ». Voici quelques-unes de ces bonnes pratiques nécessaires à la mise en place d’une approche circulaire.
Les entreprises adoptant une approche d’économie circulaire doivent collaborer avec les fournisseurs et les fabricants pour s’assurer que les produits sont conçus pour être durables, réparables et recyclables. Un produit conçu pour durer, ou facile à réparer ou à remettre en état, sera vu par les clients plutôt comme un investissement que comme un objet jetable. Cette approche peut se décliner de deux manières :
Lancer des programmes de reprise
Les programmes de reprise offrent aux clients la possibilité de renvoyer des produits usagés en vue de leur remise à neuf, de leur revente ou de leur recyclage. Par nature, ces programmes contribuent à réduire les déchets et contribuent à la réutilisation de matériaux rares et/ou chers. Ces programmes présentent différents avantages :
Mettre en place des supply chain circulaires
Les entreprises qui parviennent à basculer d’une chaîne logistique traditionnelle à une supply chain circulaire avec succès réduisent la production de déchets à chaque étape et maximisent la réutilisation des matériaux. Cette transformation stratégique nécessite :
Les outils digitaux sont essentiels pour suivre les stocks, gérer les retours et assurer la transparence tout au long du cycle de vie du produit. Diverses technologies (blockchain, RFID, IoT...) peuvent fournir des informations sur l’origine des produits, les matériaux et les méthodes d’élimination. Pensez à :
L’économie collaborative repose sur des principes de circularité en favorisant l’accès plutôt que la propriété. Les organisations peuvent adapter ce concept pour offrir une meilleure expérience à leurs clients tout en limitant la surconsommation. Les mécanismes visant à favoriser cette évolution culturelle peuvent prendre différentes formes :
Le point précédent laisse entendre que la participation des clients à certains aspects d’une économie circulaire passe par une évolution des mentalités, en d’autres termes, un changement culturel. Cette nécessité s’applique également aux clients « internes » (par exemple les garages dans le secteur de l’automobile). N’oubliez pas de les sensibiliser aux avantages des pratiques durables et à la manière dont ils peuvent y contribuer :
L’adoption d’une approche circulaire est une initiative stratégique qui doit s’accompagner d’une définition préalable d’indicateurs clés de performance (KPI). Pensez donc à :
La circularité n’est pas un objectif réalisable de manière isolée ; elle passe nécessairement par une collaboration avec les fournisseurs, les fabricants, éventuellement des ONG, voire des organismes gouvernementaux. Pensez à :
De nombreux aspects sont clairement à prendre en compte pour transformer une organisation et l’aligner sur des principes d’économie circulaire. Nous avons mentionné, par exemple, certains processus complexes comme la gestion des retours, la remise à neuf des produits et le suivi des matériaux. La bonne nouvelle, c’est que les technologies flexibles qui permettent une visibilité de bout en bout sur la supply chain grâce à la gestion des stocks et/ou à l’orchestration des commandes, par exemple avec un système de gestion des commandes (OMS pour Order System Management), facilitent l’intégration de ces pratiques et processus dans vos opérations. Voici comment.
Les programmes de reprise et les retours de produits sont deux piliers d’une approche circulaire. Un OMS simplifie ces processus en offrant un contrôle centralisé et une visibilité sur la logistique des retours. Utilisez votre OMS pour mettre en place des processus de reverse logistics efficaces (par exemple, vers votre site le plus proche) et simples à utiliser pour les clients (portails en libre-service...).
Notez que cette approche nécessite de diffuser au sein de votre organisation une culture qui va bien au-delà des politiques de retour « standard » qui s’appliquent si, par exemple, un vêtement ne convient pas. Le recyclage des équipements en fin de vie ou le démontage de produits en mauvais état pour en récupérer les pièces requièrent un véritable engagement de la part de votre organisation, que vos clients pourront également constater..
Les pratiques circulaires nécessitent un suivi détaillé des produits tout au long de leur cycle de vie. Un OMS peut s’appuyer sur les codes-barres ou les numéros de série, mais aussi certaines technologies (RFID, IoT...) pour retracer l’historique des produits et suivre leur état. Stockez et gérez les informations sur les produits, soyez transparents, et identifiez les pistes pour allonger leur durée de vie.
La réparation et la remise à neuf sont essentielles à la circularité, mais la gestion de ces opérations peut s’avérer difficile. Un OMS simplifie les workflows complexes associés à ces processus. Utilisez votre OMS pour suivre les pièces et les matériaux nécessaires aux réparations (ce qui garantira leur disponibilité et réduira les délais), et pour hiérarchiser les ordres de remise à neuf en fonction de la demande ou de l’état du produit.
Un OMS est capable de gérer avec efficacité les commandes récurrentes, les retours et les opérations d’entretien associés aux services de location ou d’abonnement. Il peut être configuré pour gérer (sans intervention manuelle) les durées de location, les calendriers de maintenance et les renouvellements d’abonnement, et garantir que les produits sont disponibles pour le prochain cycle de location en suivant leur état et leur localisation.
Un OMS vous permettra d’offrir à vos clients une expérience personnalisée, fluide et pratique qui favorisera leur engagement, une nécessité pour la réussite de vos initiatives d’économie circulaire. Il leur donnera la possibilité d’initier des retours ou des réparations via leur canal préféré, et enverra des notifications automatisées sur le statut des réparations ou des remises à neuf, ou sur les récompenses dont ils bénéficient pour les produits retournés.
La transformation vers une économie circulaire n’est pas une initiative ponctuelle. Les informations générées par votre OMS vous permettront à la fois d’affiner vos stratégies circulaires et de mesurer les progrès réalisés par rapport aux objectifs de développement durable. Utilisez les données sur les ventes et les retours pour limiter la surproduction et le gaspillage, et suivez les indicateurs sur les retours produits, les remises à neuf réussies et la récupération des matériaux.
Votre OMS joue le rôle de hub central qui vous relie à vos fournisseurs, vos partenaires logistiques et vos installations de recyclage. Des API et intégrations permettent le partage de données en temps réel tout au long de la supply chain, améliorant ainsi la collaboration et l’efficacité, et donnent aux parties prenantes un accès aux rapports et à des informations à jour sur les initiatives circulaires.
En adoptant les meilleures pratiques de l’économie circulaire, les organisations peuvent réduire considérablement leur production de déchets et mettre en place un business model plus durable. Cette bascule stratégique doit faire l’objet d’une réflexion approfondie. Il existe de nombreuses manières de démarrer la mise en place d’une telle stratégie.
Un système de gestion des commandes, par exemple un OMS Kbrw, est un puissant catalyseur des pratiques d’économie circulaire : il fournit de nombreux outils nécessaires pour fluidifier les opérations, améliorer l’expérience client et suivre les avancées de cette transformation. Ainsi, que vous disposiez déjà d’un tel système ou que vous envisagiez ce type d’investissement, la transition vers l’économie circulaire est un excellent moyen de créer (ou de continuer) à générer de la valeur grâce à votre OMS. Avec à la clé un retour sur investissement optimisé.
Pour en savoir plus sur l'OMS Kbrw, cliquez ici.